DIMANCHE 5 AVRIL 2026, 11H

Les 7 dernières paroles du Christ de Joseph Haydn

Le Quatuor Terpsycordes est formé de Girolamo Bottiglieri, Raya Raytcheva (violons),
Florestan Darbellay (violoncelle) et Caroline Cohen Adad (alto)

 

JOSEPH HAYDN 

Les sept paroles du Christ en croix furent commandées en 1786 à Haydn, alors en pleine gloire, par le marquis de Valdes-Iñigo, chanoine de l’église du Rosaire à Cadix. « Un chanoine de Cadix m’a demandé de composer une musique instrumentale sur les « Sept dernières paroles du Christ en croix ». On avait alors l’habitude à la cathédrale de Cadix d’exécuter tous les ans, durant le carême, un oratorio dont l’effet se trouvait singulièrement renforcé par les circonstances que voici. Les murs, fenêtres et piliers de l’église étaient tendus de noir, seule une grande lampe suspendue au centre rompait cette sainte obscurité. À midi on fermait toutes les portes, et alors commençait la musique. Après un prélude approprié, l’évêque montait en chaire, prononçait une des sept Paroles et la commentait. Après quoi il descendait de la chaire et se prosternait devant l’autel. Cet intervalle de temps était rempli par la musique. L’évêque montait en chaire et en descendait une deuxième, une troisième fois, etc., et chaque fois l’orchestre intervenait à la fin du sermon. »

Il s’agit d’une introduction, de sept sonates (dans le sens d’intermèdes dans les services religieux) et d’un tremblement de terre, conformément à l’office des ténèbres. Le succès est immédiat. L’année suivante, pour rendre l’œuvre plus accessible (Haydn était un habile commerçant) il réduit la partition d’orchestre pour quatuor à cordes, avec pour chaque mouvement une des paroles du Christ en exergue (en latin) repris des Évangiles. Haydn approuve par la suite une version pour piano.

 

QUATUOR TERPSYCORDES

Récompensé lors de nombreux concours internationaux, dont un Premier Prix à Genève en 2001, ce carré d’archets a su faire rayonner un talent multiple de quatre, homogène et complémentaire dans l’alchimie des musiciens, radical et audacieux dans la lecture des œuvres ; tout en gardant toujours à l’oreille le souffle de la muse Terpsichore, fille de musique qui relie le geste et l’esprit: Terre, psy, cordes.

Fondé en 1997, basé à Genève, le Quatuor Terpsycordes a suivi l’enseignement de Gábor Takács-Nagy, avant de se perfectionner auprès des membres des quatuors Budapest, Hagen, Lasalle et Mosaïques, entre autres. Galvanisés par le contraste de leurs origines (Italie, Bulgarie et Suisse), ses membres éblouissent régulièrement le public des grandes salles comme le Concertgebouw d’Amsterdam, la Salle Gaveau de Paris, la Tonhalle de Zurich, le Victoria Hall de Genève.