3 – 22 NOVEMBRE 2026
création

Horaires

Mardi, vendredi 20h • Mercredi, jeudi, samedi 19h • Dimanche 17h
Relâche lundi

D’après Lettres du voyageur à son retour de Hugo von Hofmannstahl
Adaptation et mise en scène, Marie-José Malis. Jeu, Alexandra Tiedemann,
Juan Crespillo et Aurélia Ansermet (musique). Scénographie, Bernard Héritier 
Lumière, Jessy Ducatillon. Son, Aurélia Ansermet 

Coproduction Pallaksch Pallaksch / Les Amis – Le Chariot

EN DEUX MOTS…

Qu’est-ce que cela veut dire pour un acteur : s’appuyer sur le vide ?           Marie-José Malis

En 1907, un grand négociant revient en Allemagne après dix-huit ans d’absence. Il ne retrouve pas le pays qu’il a quitté : tout lui paraît vidé de substance, les symboles se sont éteints. Mais dans une galerie, il est ébloui par les toiles de Van Gogh, encore inconnu à cette époque. Et cet homme, rencontrant la peinture de Van Gogh, bouleversé par elle, retrouve la possibilité de croire au monde. 

 

Qu’est-ce que cela veut dire pour un acteur : s’appuyer sur le vide ?,
Une question récurrente pour la metteure en scène Marie-José Malis, qui puise pour cette création dans une résonance aiguë à notre présent. « Notre époque est marquée par une crise généralisée du sens : effondrement des récits collectifs, défiance envers les figures d’autorité, saturation des images, sentiment d’irréalité amplifié par les technologies numériques ». Adapter ce texte aujourd’hui pour la metteure en scène, artiste associée du Théâtre de l’Odéon, c’est refuser les solutions faciles, les retours factices à un sens totalisant. C’est affirmer que le théâtre peut être un lieu de lucidité, où l’on accepte le vide sans le transformer en nihilisme, où l’on cherche malgré tout les conditions d’une présence au monde.  
Marie-José Malis dirige le Théâtre de la Commune à Aubervilliers de 2014 à 2023. Actuellement elle enseigne au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris et elle collabore avec Julien Gosselin, metteur en scène et directeur du Théâtre de l’Odéon à Paris, qui lui confie la programmation de la petite salle nommée « Petit Odéon », où elle peut travailler sur des petites formes dans un rapport intime avec le spectateur.