DIMANCHE 13 DÉCEMBRE 2026, 11H

TRIO SIMA, formé de Claire Dassesse (violon), Florestan Darbellay (violoncelle), Nicolas Le Roy (piano)
accompagné par Frédéric Kirch (alto)
Quatuor pour piano n°3 en do mineur de Johannes Brahms

 

JOHANNES BRAHMS

Issu d’un milieu modeste, Johannes Brahms, né le 7 mai 1833 à Hambourg et mort le 3 avril 1897 à Vienne, apprend la musique avec son père, contrebassiste. Il étudie plus tard le piano et la composition avec le célèbre pédagogue Eduard Marxsen, qui lui fait découvrir les grands maîtres du passé, parmi lesquels Jean-Sébastien Bach. Des séjours à la campagne le sensibilisent au folklore de différentes ethnies germaniques, ainsi qu’à la musique populaire hongroise. Très sollicité comme professeur, pianiste ou chef d’orchestre, tant dans son pays qu’à l’étranger, il ne réussit pas, à son grand regret, à obtenir un poste stable dans sa ville natale et se fixe alors définitivement à Vienne en 1862, où il passera toute sa vie. Son oeuvre couvre tous les genres, sauf l’opéra. Sa vie est marquée par ses rencontres avec les musiciens Joseph Joachim, Antonin Dvorak, Richard Wagner ou les époux Schumann, avec lesquels il noue des amitiés souvent très profondes. Le soutien de Schumann est notamment d’une importance cruciale dans sa carrière. Attaché comme Schubert à la thématique populaire, possédant le sens du lyrisme d’un Schumann, héritier de Beethoven par la nature structurée mais bouillonnante de ses compositions, Johannes Brahms défend une musique pure, à la fois orientée vers l’avenir et imprégnée du passé.

À la fin des années 1860, Brahms montra à son premier biographe, Hermann Dieters, le Quatuor avec piano avec ces mots: «Imaginez un homme sur le point de se tirer une balle car il n’y a rien d’autre à faire.» Il attendra 1873 pour reprendre l’oeuvre et la réviser radicalement en abaissant la tonalité d’un demi-ton. Brahms affirmait que ce Quatuor pouvait être perçu comme une illustration musicale de Werther, le roman de Goethe (dont le protagoniste se tire une balle à cause d’une femme mariée dont il admire le mari: le parallèle avec Brahms et les Schumann est flagrant). Cependant, il attendit encore une année avant de rendre cette œuvre publique: la première se déroula finalement à Vienne, le 18 novembre 1875, avec Brahms au piano, Joseph Hellmesberger au violon et David Popper au violoncelle.

FRÉDÉRIC KIRCH

Né à Metz, Frédéric Kirch commence ses études musicales au conservatoire de sa ville natale où il obtient les Premiers Prix de violon, de trombone et de musique de chambre. Son goût instrumental le dirige alors vers l’alto, et il entre dans la classe de Jean-Philippe Vasseur, au Conservatoire national de Lyon.

Sa vie professionnelle débute à l’Orchestre national de Bordeaux, où il est nommé premier soliste par Alain Lombard tout en continuant à se perfectionner avec Tasso Adamopoulos. En 1996, il obtient le poste de premier alto solo à l’Orchestre de la Suisse Romande sous la direction d’Armin Jordan. Son activité musicale est diverse. Il se produit comme chambriste dans de nombreux festivals, tels que celui des Arcs, aux côtés de Michel d’Alberto, Xavier Phillips, David Grimmal, Xavier Gagnepain, Raphael Oleg ou Isabelle Moretti, ou en soliste, notamment sous la direction de Fabio Luisi et Marek Janowski. Musicien éclectique, Frédéric Kirch a été invité par des ensembles baroques tels que la Chapelle Royale et a fait partie de l’Ensemble Contrechamps.

L’enseignement occupe une place très importante dans sa vie musicale. Après avoir été professeur assistant de la classe de Jean-Philippe Vasseur au Conservatoire national de Lyon de 2000 à 2008, il est nommé professeur à la Haute École de Musique de Lausanne. Il est également régulièrement appelé comme juré du CNR et de la Haute École de Musique pour des concours nationaux et internationaux.

Frédéric Kirch joue un alto de Carlo Antonio Testore, Milan, 1730.

 

CLAIRE DASSESSE

Née en 1989 à Bruxelles, Claire Dassesse commence le violon dès son plus jeune âge. En 2004, elle entre à la Chapelle Reine Elisabeth en qualité de « jeune talent exceptionnel » sous la houlette d’Augustin Dumay et Tatiana Samouil. Elle intègre en 2006 le Conservatoire Royal Supérieur de Musique de Bruxelles dans la classe d’Igor Oistrakh et y obtient sa licence. De 2009 à 2011, elle étudie au conservatoire supérieur de Genève jusqu’à l’obtention de son Master puis, sur l’invitation de son professeur Mihaela Martin, intègre la Hochschule de Köln et y achève un double master avec grande distinction.
Entre 2013 et 2015, elle fait partie des rares élèves de l’institution admise en Konzertexam à la Hochschule de Cologne et y obtient le diplôme avec la plus grande distinction.
Lauréate des concours « jeunes musiciens RTBF », Lion’s Club, elle est également la gagnante des concours «jeune talent», «Jonge Solisten d’Ostende», du concours Brueguel, Didier Noé, Deru, Nancy Philippart…
En octobre 2011, elle remporte le prestigieux concours Henri Vieuxtemps. Elle a joué de nombreuses fois en tant que soliste, notamment avec l’Orchestre de Zilina en Slovaquie, l’Orchestre des Pays de Savoie,…
Claire est également une musicienne d’orchestre aguerrie ; elle a notamment joué au sein de l’orchestre de chambre du prestigieux festival Verbier, a été premier violon solo du Sinfonietta de Genève. Actuellement, elle est titulaire à l’Orchestre de la Suisse Romande.

 

FLORESTAN DARBELLAY

Florestan Darbellay a commencé le violoncelle avec son grand-père, François Courvoisier, avant de rejoindre la classe de Denis Guy, au Conservatoire de Genève. En septembre 2004 il entre dans la classe de Marc Jaermann, à la haute école de musique de Lausanne où il obtient son diplôme d’enseignement avec les félicitations du jury. Par la suite, il suit les cours de Roel Dieltiens, à la « Zürich Hochschule der Kunst », avec lequel il prépare son « Master in art of Music » qu’il obtient en juin 2010. Il a ensuite bénéficié des conseils de Nicolas Hartmann (violoncelle solo de l’Orchestre National de Lyon) ainsi que de Lluis Claret.

Passionné par la musique de chambre, on a pu l’écouter dans de nombreuses formations allant du duo à l’orchestre de chambre. En 2014 il est co-fondateur de l’ensemble Fecimeo, et intègre en 2020 le Quatuor Terpsycordes. Régulièrement en trio avec le TRIO SIMA, qu’il forme avec la violoniste Claire Dassesse et le pianiste Nicolas Le Roy. En tant que soliste, il a joué plusieurs concerti avec différents orchestres.

Très sensible à la recherche de l’interprétation historique, il joue depuis plusieurs années le répertoire baroque et classique sur instrument d’époque, collabore avec de nombreux ensembles, notamment l’Orquestra Barroca de Barcelona, Gli Angeli, La Cappella Mediterranea . En 2019, il fonde l’ensemble Archi Luminosi, avec lequel il explore la musique de chambre du XVIIIe et XIXe siècles, périodes de transitions, tant pour la composition que pour la lutherie.

 

NICOLAS LE ROY
Nicolas Le Roy commence ses études de piano à Lille et les poursuit au Conservatoire de Genève, où il obtient un diplôme de soliste et un diplôme d’accompagnateur. Il se perfectionne ensuite auprès des pianistes Pascal Rogé et Jean-François Antonioli. Passionné d’opéra, il collabore à de nombreuses productions en tant que chef de chant, notamment avec le Grand Théâtre de Genève. Il a été le pianiste officiel de Concours Internationaux tels que le CIEM (Concours International d’Exécution Musicale) ou Tibor Varga.

Actuellement, il se consacre à la musique de chambre dans différentes formations. Régulièrement en trio avec le TRIO SIMA, qu’il forme avec la violoniste Claire Dassesse et le violoncelliste Florestan Darbellay. Il joue aussi en tant que soliste, notamment Beethoven, Liszt, de même que Olivier Messiaen, dont il interprète Regards sur l’Enfant-Jésus et Visions de l’Amen pour deux pianos.

Accompagnateur dans plusieurs classes de la Haute Ecole de Musique de Genève et Lausanne (HEMU), il collabore notamment avec les professeur.e.s Jacques Zoon, Emmanuel Séjourné, Brigitte Buxtorf, Pierre Wavre, Michel Becquet et Pierre-Stéphane Meugé.

Depuis mai 2018, il est aussi sonorisateur aux Amis musiquethéâtre et organise une série foisonnante de “Matinées classiques”, qui rencontre un plein succès auprès d’un public croissant.