DIMANCHE 28 JUIN 2026, 11H

Une adaptation de l’oeuvre de Kurt Weill et Bertolt Brecht
avec Véronique Valdès (mezzo soprano), Nicolas Le Roy (piano) et Françoise Courvoisier (récitante)

 

LES 7 PÉCHÉS CAPITAUX
Dernière des huit collaborations théâtrales entre Brecht et Weill, Les Sept Péchés capitaux date de 1933, lorsque les deux artistes, chassés par les nazis, se réfugièrent à Paris. L’œuvre, expressionniste, fut commandée par Balanchine, alors jeune danseur qui entamait une brillante carrière de chorégraphe ; elle fut créée au Théâtre des Champs-Élysées. L’action se déroule au cœur dʹune Amérique mi-réelle, mi-fantasmée : deux sœurs, originaires des États du Sud, sʹen vont gagner lʹargent qui permettra à leur famille, restée en Louisiane, de bâtir une petite maison. Elles sʹappellent toutes deux Anna : Anna I, lʹimpresario et Anna II, lʹartiste.  Lʹune vend, lʹautre est la marchandise. Le texte est concis, parfois provocant, et non dépourvu d’ambiguïtés délibérément entretenues par le dialecticien Brecht. À la fin de chaque tableau on voit apparaître la famille ( le père, la mère et deux fils chantés par un quatuor dʹhommes ) ; derrière eux sʹélève peu à peu la petite maison. La musique, est d’une grisante beauté, et dʹune entêtante permanence. Weill y opère une transposition expressionniste de chansons populaires. Une œuvre d’art nourrie de l’argot et de l’atmosphère dʹun cabaret de l’époque, et pourtant universelle et actuelle.

VÉRONIQUE VALDÈS

Après un Bachelor à la Haute École de Musique de Lausanne, Véronique Valdès obtient son Master in Vocal Performance au Mannes College de New York. Lauréate de la Bourse du Pourcent-culturel Migros, elle est aussi une jeune artiste de la Résidence Mozart du Festival d’Aix-en-Provence, et du Britten-Pears Young Artist Programme (Royaume-Uni).

À La Fenice de Venise, elle interprète Nomio (Dorilla in Tempe, Vivaldi) sous la direction de Diego Fasolis, rôle qu’elle reprend à l’Opéra National d’Irlande pour le Festival de Wexford. Elle est Carmi (Betulia Liberata, Mozart) au Teatro Olimpico pour le Festival Vicenza in Lirica. A New York, elle endosse les rôles de Lucretia (The Rape of Lucretia, Britten) et Donna Rosa (Il Postino, Catán) avec le Mannes Opera, ainsi que l’Enfant (L’Enfant et les Sortilèges, Ravel) avec Bare Opera. Elle est Madame de la Haltière (Cendrillon, Massenet) dans le cadre du Siena Music Festival. A Londres, elle interprète Ottone (L’Incoronazione di Poppea, Monteverdi) avec Hampstead Garden Opera. En Suisse, elle chante le rôle de Ruggiero (Alcina) avec Ouverture-Opéra, Lazuli (L’Étoile, Chabrier) avec Oper im Park, Viscardo (Bianca e Fernando, Bellini) avec Opéra St. Moritz, Flora (La Traviata, Verdi) avec Concertus Saisonnus, Maria Bianca dans La Cantatrice mauve chez Molière (spectacle de Jean-Pierre Althaus), The Opera Singer dans Sugar Dance (spectacle de Marie-Caroline Hominal). Elle interprète fréquemment La Voix Humaine de Poulenc qu’elle joue au Théâtre Les Salons de Genève, au Théâtre Équilibre de Fribourg, au Festival Les Art’Scènes de Nantes, au Festival MusiQuart de Valencia.

En récital et oratorio, Véronique Valdès chante à New York pour les Bulgarian Concert Evenings et le Consulat Général de Suisse; au Liban pour l’Ambassade de Suisse; au Royaume-Uni pour la Fondation Britten-Pears; à Nantes pour le Festival des Art’Scènes; à Nancy pour le Festival Nancyphonies; en Suisse avec notamment l’Orchestre de Chambre de Lausanne, l’Orchestre de Chambre de Genève, l’Orchester der Universität Basel, le Berner Symphonieorchester, Festival de la Cité de Lausanne, Festival Piano à Saint-Ursanne, Concerts d’Été à Saint-Germain, l’Ensemble Tempus Armonicum aux côtés de Sara Mingardo. 

 

NICOLAS LE ROY
Nicolas Le Roy commence ses études de piano à Lille et les poursuit au Conservatoire de Genève, où il obtient un diplôme de soliste et un diplôme d’accompagnateur. Il se perfectionne ensuite auprès des pianistes Pascal Rogé et Jean-François Antonioli. Passionné d’opéra, il collabore à de nombreuses productions en tant que chef de chant, notamment avec le Grand Théâtre de Genève. Il a été le pianiste officiel de Concours Internationaux tels que le CIEM (Concours International d’Exécution Musicale) ou Tibor Varga.

Actuellement, il se consacre à la musique de chambre dans différentes formations. Régulièrement en duo avec le violoncelliste Florestan Darbellay, en trio avec ce dernier et la violoniste Claire Dassesse. Il joue aussi en tant que soliste, notamment Beethoven, Liszt, de même que Olivier Messiaen, dont il interprète Regards sur l’Enfant-Jésus et Visions de l’Amen pour deux pianos.

Accompagnateur dans plusieurs classes de la Haute Ecole de Musique de Lausanne (HEMU), il collabore notamment avec les professeur.e.s Brigitte Buxtorf, Pierre Wavre, Michel Becquet et Pierre-Stéphane Meugé.

Depuis mai 2018, il est aussi sonorisateur aux Amis musiquethéâtre et organise une série foisonnante de “Matinées classiques”, qui rencontre un plein succès auprès d’un public croissant.

 

 

FRANÇOISE COURVOISIER
Françoise Courvoisier dirige Le Poche Genève pendant douze ans (de juillet 2003 à juin 2015), après avoir fondé et animé le Théâtre La Grenade de janvier 1997 à juin 2003. Actuellement, elle dirige Les Amis musiquethéâtre, dont elle a repris les rênes en mars 2018.

Au Poche, elle met notamment en scène Petit Bois de Michel Viala, Sang de Lars Norén, Je l’aimais adapté du livre d’Anna Gavalda, Le Répétiteur (texte personnel), Les Combats d’une reine d’après la vie et l’œuvre de Grisélidis Réal, La Mouette d’Anton Tchékhov (au Théâtre Pitoëff), Écoute-moi (texte personnel), Closer de Patrick Marber, A comme Anaïs d’après la correspondance amoureuse entre Henry Miller et Anaïs Nin… Ses spectacles ont été accueillis au Théâtre Le Public à Bruxelles ainsi qu’au Théâtre Vidy-Lausanne, ou encore au Théâtre des Halles à Avignon et à La Manufacture des Abbesses à Paris.

Aux Amis musiquethéâtre, parmi ses créations : Mathilde de Véronique Olmi, dont elle interprète le rôle-titre aux côtés de Christian Gregori, Misogynie à part (chansons de Brassens), Le Blues de la bourgeoise avec le guitariste Narciso Saúl, Faites-vous légers (chansons d’Anne Sylvestre), Chez Michou ainsi que Edith, ma sœur (d’après Piaf de Simone Berteaut) ; Tiempo justo (une histoire d’amour sur fond de tango) en décembre 2023, Il jouait du piano debout (hommage à Michel Berger) en mars 2024 ; Partage des Vivants (2021), Requiem des Innocents et Septentrion (2022) de Louis Calaferte (avec José Lillo et Felipe Castro)… En octobre 2024, elle met en scène avec José Lillo Phèdre de Racine, dont elle interprète le rôle-titre. Puis en décembre de la même année, elle écrit et crée le spectacle musical Dis-moi oui. Au printemps dernier, elle signe et joue aux côtés de Martine Schambacher une adaptation des lettres de Grisélidis Réal à Jean-Luc Hennig (La Passe Imaginaire et Les Sphinx) intitulée 46 Rue de Berne, spectacle qui sera repris en avril 2026. L’automne dernier, elle dirige Sophie Broustal et Christian Gregori dans L’Aquarium, une pièce de Louis Calaferte ; en mars 2026 elle crée Poèmes en jazz, un spectacle qui emprunte au poète Henri Michaux des textes tirés de son recueil L’Espace du dedans, avec le pianiste Moncef Genoud et le saxophoniste Valentin Conus.