JEUDI 26 MARS 2020

Marc Berthoumieux (accordéon) & Moncef Genoud (piano)

MARC BERTHOUMIEUX
MONCEF GENOUD

Né à Tunis en 1961, Moncef est aveugle de naissance. Envoyé en Suisse à l’âge de 2 ans pour soigner ses yeux, il est adopté par une famille suisse peu de temps après. A 6 ans, il commence à prendre des cours de piano, fortement encouragé par son père adoptif, un grand fan de Jazz jouant souvent des disques de Louis Armstrong ou Fats Waller à la maison.

Musicien professionnel depuis 1983, Moncef s’impose rapidement comme l’un des artistes de Jazz suisses de premier plan, grâce en partie à l’œuvre qu’il assemble avec son Trio. Durant sa carrière il joue avec Bob Berg, Alvin Queen, Reggie Johnson, Harold Danko, John Stubblefield, Joe LaBarbera, Michael Brecker, Larry Grenadier, Dee Dee Bridgewater, Bill Stewart, Idris Muhammad, James Cammack, Jack DeJohnette, Tom Warrington, Scott Colley, and Grégoire Maret, parmi tant d’autres.

En 1997, il est élu pour représenter officiellement le Montreux Jazz Festival à New York, Detroit et Atlanta. Depuis, Moncef continue son ascension et à construire son propre catalogue, enregistrant avec des formations allant du duo au sextet, voire même à l’orchestre symphonique.

L’année 2005 le voit signer un contrat d’artiste, d’éditions et de management exclusif avec Rollin’ Dice Productions, basée à Los Angeles. Son premier projet pour Rollin’ Dice est le disque “Aqua”, 10ème album studio de Moncef. Il réunit un line-up prestigieux composé de Moncef, Michael Brecker, Dee Dee Bridgewater, Bill Stewart et Scott Colley.

L’album « Pop Songs », le 12e de Moncef en tant que leader, voit le jour en décembre 2014. Accompagné par le bassiste électro-acoustique Gabriel Scotti – le fils d’Achille Scotti. A travers des morceaux allant de “Message In A Bottle” de Police à “Smells Like Teen Spirit” de Nirvana, en passant par “Little Wing” de Jimi Hendrix ou encore “Light My Fire” des Doors, Moncef s’éloigne de façon aussi intéressante que ludique du son de trio de jazz traditionnel qu’il a maintes fois visité par le passé. Voyageur invétéré, Moncef adore découvrir de nouveaux endroits, cultures et goûts. Cet éclectisme, au gré de ses rencontres, lui permet d’inventer et de réinventer sa musique à travers chaque projet.

LA PRESSE

Marc Berthoumieux
Jean-Luc Carradec, Sunset Sunside / Jazz, septembre 2019

À son rythme de musicien qui prend le temps de bien faire les choses, vingt ans après son premier disque sous son nom (Les Couleurs d’ici), le grand accordéoniste signait l’hiver dernier un album magnifique dominé par l’amour de la mélodie et la petite musique de l’amitié : Le Bal des mondes. Sa musique toujours changeante emporte l’auditeur en douceur dans un brassage de sonorités, de rencontres et de souvenirs, du Brésil aux Caraïbes, de Madagascar au Maroc… « Ce Bal des Mondes est une révérence à toutes les musiques du monde, celles qui font danser, celles qui incitent justement au voyage» confirme l’accordéoniste, musicien de la couleur, du partage et du bonheur. Bonheur, un mot qui lui va bien… «Le bonheur, c’est d’arriver à reproduire ce que l’on a dans la tête. C’est de faire sonner mon accordéon comme je l’ai imaginé. Si les gens qui écoutent ma musique se sentent bien, que le bonheur est là, alors le but est atteint. Le bonheur, c’est de chercher la “note bleue” et de la trouver» conclut-il. On pourra renouer avec son délectable Feel Good Jazz le temps de deux soirées où il convoque sa fière famille musicale : Christophe Cravero au piano, Laurent Vernerey à la basse et Stéphane Huchard à la batterie. Mais il serait étonnant que quelques autres complices invités de dernière minute ne viennent pas pointer le bout de leur nez sur cette scène du Sunset qui leur colle à la peau.