DIMANCHE 20 DÉCEMBRE 2020


Sonate op.40 et trio n°2 op.67, interprétés par Claire Dassesse (violon), Florestan Darbellay (violoncelle) et Nicolas Le Roy (piano)

DIMITRI CHOSTAKOVITCH

Dmitri Dmitrievitch Chostakovitch, né le 12 septembre 1906 à Saint-Pétersbourg dans l’Empire russe et mort le 9 août 1975 à Moscou en URSS, est un compositeur russe de la période soviétique. Il est l’auteur de quinze symphonies, de plusieurs concertos, d’une musique de chambre abondante et de plusieurs opéras. Sa musique, accusée de formalisme par le pouvoir soviétique, contribue par sa force et son dramatisé souvent exacerbé à faire de Chostakovitch une figure majeure de la musique du XXe siècle. Dmitri Chostakovitch est issu d’une famille appartenant à l’intelligentsia russe et au passé révolutionnaire. Avec un père mélomane et une mère pianiste, le jeune Dimitri démarre sa vie musicale sous de bons auspices. Il n’a qu’une petite dizaine d’années quand il écrit sa première composition, un poème musical intitulé Le Soldat. A treize ans, il intègre le Conservatoire de Petrograd (actuel Saint-Pétersbourg) et débute les cours de composition avec Maximilian Steinberg. Alexandre Glazounov, directeur du conservatoire, est impressionné par les talents du jeune homme. Il le considère comme « l’un des plus grands espoirs de notre art ». Et Chostakovitch ne risque pas de le décevoir ! Sa Première Symphonie, créée en 1926, est un triomphe. En plus d’être compositeur, Chostakovitch est un brillant pianiste. Il obtient son prix de piano en 1923, à l’âge de 17 ans. Quatre ans plus tard, il tente le Prix Chopin de Varsovie, grand concours international de piano. S’il ne le remporte pas, son jeu laisse tout de même des traces. On admire sa technique éclatante, sa rythmique impeccable, son lyrisme savamment dosé. Mais un drame assombrit la fin de sa vie. Dès 1958, un début de paralysie se manifeste et jouer du piano devient difficile. Il est même contraint de renoncer à donner certaines œuvres au 3e Festival d’automne de Varsovie en 1959. Il est en fait atteint d’une maladie chronique de la moelle épinière.
Le Trio 2 pour violon, violoncelle et piano en mi mineur, opus 67 de Dmitri Chostakovitch est une œuvre composée en 1944. Ce second trio de Chostakovitch, écrit en 1944, soit vingt ans après son premier trio, reprend un thème musical juif traditionnel dans le dernier mouvement. Ce thème également présent dans son célèbre 8e Quatuor pour cordes peut être mis en relation avec les horreurs et persécutions de la Seconde Guerre mondiale. Il est dédié à la mémoire de son ami et historien d’art Ivan Sollertinski décédé en . Sa première fut donnée à Leningrad, dans la Grande Salle de la Philharmonie que dirigea Sollertinsky, le en même temps que le 2e Quatuor à cordes conformément au vœu du compositeur.

CLAIRE DASSESSE

Claire Dassesse est née en 1989 à Bruxelles en Belgique ; issue d’une famille de musiciens, elle commence le violon dès son plus jeune âge. En 2004, elle entre à la Chapelle Reine Elisabeth en qualité de « jeune talent exceptionnel » sous la houlette d’Augustin Dumay et Tatiana Samouil. Elle intègre en 2006 le Conservatoire Royal Supérieur de Musique de Bruxelles dans la classe d’Igor Oistrakh et y obtient sa licence.
De 2009 à 2011, elle étudie au conservatoire supérieur de Genève jusqu’à l’obtention de son Master puis, sur l’invitation de son professeur Mihaela Martin, intègre la Hochschule de Köln et y achève un double master avec grande distinction. Entre 2013 et 2015, elle fait partie des rares élèves de l’institution admise en Konzertexam à la Hochschule de Cologne et y obtient le diplôme avec la plus grande discussion. Depuis 2015, elle étudie en Master de Soliste à la Haute Ecole de Musique, toujours chez Mihaela Martin. Elle a suivi les masterclasses des plus célèbres violonistes de notre époque : Liviu Prunaru, Boris Kuschnir, Hermann, Petru Munenau, Marco Rizzi, Priya Mitchell, Stephan Picard, Mikhail Ovrustky, Gabor Tàkàcs, Zakhar Bron… Au cours de ces années d’études, Claire a enrichi son palmarès de nombreux prix et distinctions ; lauréate des concours « jeunes musiciens RTBF », Lion’s Club, elle est également la gagnante des concours « jeune talent », « Jonge Solisten d’Ostende », du concours Brueguel, Didier Noé, Deru, Nancy Philippart… En octobre 2011, elle remporte le prestigieux concours Henri Vieuxtemps. Elle a été l’invitée de nombreux festivals depuis son adolescence, parmi lesquels on peut citer le festival de l’Abbaye d’Aulne, les Estivales de Megève, les Schubertiades, les concerts du Covent Garden au cours desquels elle a collaboré avec des musiciens tels que François Guye, Tedi Papavrami, Christoph Schiller… Elle a joué de nombreuses fois en tant que soliste, notamment avec l’Orchestre de Zilina en Slovaquie, l’Orchestre des Pays de Savoie,… Claire est également une musicienne d’orchestre aguerrie ; elle a notamment joué au sein de l’orchestre de chambre du prestigieux festival Verbier, a été premier violon solo du Sinfonietta de Genève en 2010 et est titulaire au sein de l’orchestre de la Suisse Romande.
Depuis septembre 2013, Claire Dassesse fait partie du trio «  Ensembl’ Arenski » avec Aurore Dassesse et Stephanie Proot et ont étudié à La Chapelle Musicale Reine Elisabeth sous la direction du prestigieux quatuor Artemis entre 2013 et 2015.

 

FLORESTAN DARBELLAY

Florestan Darbellay a commencé le violoncelle avec son grand-père, François Courvoisier, avant de rejoindre la classe de Denis Guy, au Conservatoire de Genève. En septembre 2004 il entre dans la classe de Marc Jaermann, à la haute école de musique de Lausanne où il obtient son diplôme d’enseignement avec les félicitations du jury. Par la suite, il suit les cours de Roel Dieltiens, à la « Zürich Hochschule der Kunst », avec lequel il prépare son « Master in art of Music » qu’il obtient en juin 2010. Depuis plusieurs années, il bénéficie des conseils du violoncelliste solo de l’orchestre national de Lyon, Nicolas Hartmann. Au cours de divers Masterclass il travaille avec François Guye, Jeroen Reuling, Marcio Carneiro et Roel Dieltiens. Passionné par la musique de chambre, on a pu l’écouter dans de nombreuses formations allant du duo à l’orchestre de chambre. Il a partagé la scène avec Michèle Courvoisier, Lucas Buclin et Irène Puccia (pianistes), Jean-Baptiste Navarro et Odile Lespérance (violonistes), Nicolas Hartmann (violoncelliste), Vincent Thévenaz (organiste) ou encore le Quatuor Byron. Il a été membre durant plusieurs années du Quatuor Boreas et du Trio Digit Ludi, et fait maintenant partie du comité de l’Orchestre Buissonnier. En 2014 il est co-fondateur de l’ensemble Fecimeo. Depuis plusieurs années, il joue le répertoire baroque et classique sur instrument d’époque, on a pu notamment l’entendre dans les Suites de J.-S. Bach, ou dans le Concerto en Do Majeur de J. Haydn avec l’ « Orchestre Baroque Buissonnier ».
En tant que soliste, il a joué avec divers orchestres de la région genevoise. Parallèlement à sa vie de musicien classique, Florestan s’intéresse aussi beaucoup à la chanson française. En septembre 2012 il rejoint le chanteur romand Tomas Grand avec lequel il se produit dans diverses saisons de concerts ou festivals : Voix de fête à Genève, les Anglofolies à Lausanne, les Francomanias à Bulle, …

 

NICOLAS LE ROY

Nicolas Le Roy initie ses études de piano à Lille et les poursuit au conservatoire de Genève dont il sort diplômé en piano et accompagnement. Ses études terminées, il se perfectionne ensuite auprès de Pascal Rogé et Jean-François Antonioli. Passionné d’opéra, il collabore à de nombreuses productions en tant que chef de chant, notamment avec le Grand Théâtre de Genève. Il est pianiste officiel de Concours Internationaux tels que le CIEM (Concours International d’Exécution Musicale) ou Tibor Varga. En tant que soliste, il a une prédilection pour l’œuvre d’Olivier Messiaen et interprète à plusieurs reprises « Les Regards sur l’Enfant-Jésus ». Il joue également les répertoires à deux pianos, notamment avec le londonien Daniel Adni. Nicolas Le Roy est accompagnateur en HEM de Suisse occidentale (Genève, Lausanne) et se produit régulièrement en concert en tant que soliste, ou en diverses formations de musique de chambre.
Depuis mai 2018, il organise au sein du Théâtre des Amis à Carouge une série foisonnante de “matinées classiques”, qui rencontrent un plein succès auprès d’un public croissant. Il est également sonorisateur pour divers spectacles.