30 SEPTEMBRE – 18 OCTOBRE 2020

Spectacle musical

Avec Bérangère Mastrangelo, Jef Saintmartin, Antony Mettler, Bastien Blanchard, Léa Déchamboux et Vanesa Dacuña Rodríguez (voix), Lee Maddeford (piano)
Conception et mise en scène, Françoise Courvoisier. Assistanat, Léa Déchamboux
Lumière, Rinaldo Del Boca. Son, Nicolas Le Roy. Maquillage et coiffures, Arnaud Buchs. Photos, Daniel Calderon

SYNOPSIS

Au-delà d’un hommage à une personnalité attachante du show-biz parisien, disparue depuis peu, ce spectacle musical est l’occasion de réunir une petite famille hétéroclite d’artistes de caractère.

Chez Michou, c’est la naissance d’un petit cabaret de quartier où trois copains dans la dèche décident de prendre en main leur destin et de réaliser leur rêve : chanter et danser, imiter les plus grandes stars, celles qu’ils adorent depuis toujours. Pour ne citer qu’elles: Mireille Mathieu, Sylvie Vartan, Françoise Hardy, Dalida, France Gall…

Ce spectacle marque aussi les retrouvailles de la chanteuse Bérangère Mastrangelo avec la metteure en scène Françoise Courvoisier. À leur actif déjà plusieurs spectacles musicaux qui avaient ravi le public: notamment Poussière d’étoiles et Elles chantent Barbara

Production Les Amis – Le Chariot, avec le soutien de la Loterie Romande

HORAIRES

Mercredi, jeudi, samedi 19h • Vendredi 21h • Dimanche 17h

Relâche lundi & mardi

 

LA PRESSE

LES YEUX DANS LES YEUX

Pascal Décaillet, Léman Bleu du 29 septembre 2020

LA PÉPINIÈRE

Fabien Imhof, le 12 octobre 2020

Comme un hommage à cette attachante personnalité, Chez Michou raconte la naissance d’un cabaret, dans lequel l’art du transformisme, le plaisir de danser et chanter sont mis en avant. Un spectacle à voir aux Amis musiquethéâtre jusqu’au 18 octobre, dans une mise en scène de Françoise Courvoisier. |lien article complet|

 

Notes de mise en scène, F. Courvoisier, juin 2020

Je n’ai pas attendu la découverte de ce légendaire cabaret du 18e arrondissement à Paris, Chez Michou, pour être fascinée par le transformisme. Du Palais Mascotte à La Garçonnière à Genève, j’ai toujours eu un grand respect pour cet art très « à part », pas toujours estimé à sa juste valeur. Ce qui différenciait  à mes yeux les spectacles de « Chez Michou » des autres spectacles de cabarets, travestis ou non, c’est le sens du burlesque.

En effet, alors que la plupart des numéros donnés dans d’autres boîtes similaires proposent des performances toujours plus abouties, recherchant notamment la perfection physique de leurs modèles, les artistes de Chez Michou ont dès le début choisi la distance et l’humour. Consciemment ou pas, je pense que c’est ce que les spectateurs, toujours plus nombreux, appréciaient particulièrement dans ce petit Cabaret de Montmartre, dont le fondateur et l’animateur au charisme inoxydable est décédé en janvier dernier.

J’ai eu la chance d’habiter ce magnifique quartier de Paris lorsque je jouais à la Manufacture des Abbesses, à deux pas de « Chez Michou ». Je le croisais d’ailleurs régulièrement ! J’aimais terminer certaines soirées dans son Cabaret, qui me rappelaient autant les peintures de Toulouse Lautrec que le cinéma d’Almodovar. Je m’y sentais étrangement en famille, sans doute grâce à la chaleur qui émanait de l’ensemble du personnel et des artistes.

Michou, perpétuellement habillé de bleu, joyeux octogénaire assumant son homosexualité avec panache et bonne humeur, ouvrant le spectacle et souhaitant « une belle soirée ! » de sa voix inimitable, entouré d’une faune à la fois séduisante et décadente, atmosphère de charme ou de luxure, ambiance de polar noir ou de comédie à l’eau de rose, selon la clientèle et l’humeur… Mais finalement, plutôt bon enfant !

Comme on le sait, faire rire est encore plus compliqué que de susciter les larmes ! Je me réjouis de travailler avec les comédiens sur ce qu’on pourrait nommer « l’équilibre des contraires ». Ce qui m’intéresse dans l’interprétation d’un acteur, parce que je crois que c’est en cela qu’il peut gagner en présence, c’est ce frottement : une alternance entre engagement viscéral et juste distance, entre concentration et distraction, émotion et humour, assurance et fragilité, don de soi et retenue. Bien sûr l’artiste en scène doit « s’abandonner » mais également, savoir préserver une part de mystère…

Il s’agit d’un long cheminement, compliqué mais passionnant. Et la chanson est justement un vecteur idéal d’exploration pour le comédien. L’occasion de se surprendre et de se dépasser.